Les énergies renouvelables
Les types
Il existe plusieurs types de ce qu'on appelle énergies renouvelables. La plus connue d'entre elles est l'énergie solaire. Mais il y a aussi le bois, les pompes à chaleur, certaines céréales, le vent.
Pour ce qui concerne habituellement la production d'énergie dans une maison d'habitation, pour le moment nous ne retiendrons que les 3 premiers types.
Les principes de fonctionnement
De manière générale, ce type d'énergie est utilisée à des fins sanitaires, et non de chauffage. En effet, puisque le soleil n'est présent que durant la journée, on profite de sa lumière pour réchauffer, à l'aide de capteurs, un liquide glycolé, lequel ira lui-même réchauffer l'eau contenue dans un ballon d'eau chaude (par exemple).
Il existe d'autres cas où les capteurs, d'un autre type, transforment la chaleur reçue en électricité.
La tendance aujourd'hui est aux déchets de bois, sciures compactées, granulés etc. Pourquoi ? Simplement parce que pour brûler du bois à des fins de chauffage, il faut que celui-ci soit sec. Et bien évidemment, il est plus facile de faire sécher mécaniquement de petites particules que de grosses bûches.
Les Allemands, Autrichiens, Suisses et Scandinaves sont depuis des années passés maîtres dans l'art du chauffage au bois et ont donc mis sur le marché des chaudières et poêles ne fonctionnant qu'avec ce combustible.
Et pourtant, ces chaudières sont équipées de toutes les options possibles permettant à l'aide d'une régulation électronique sophistiquée d'obtenir au degré près la température voulue.
Le chargement se fait automatiquement à partir d'un silo, et à l'aide d'une vis sans fin (pour les granulés) qui fournit la chambre de combustion en fonction des besoins de la chaudière.
Ensuite, il y a les poêles à bois lesquels fonctionnent avec des bûches. Ne prendre que des marques certifiées RGE. Le problème c'est qu'il faut de la place pour stocker le bois et surtout en monter régulièrement pour alimenter le poêle (c'est pénible).
L'air, la terre et l'eau sont chargés en calories. La pompe à chaleur va donc extraire celles-ci afin de les restituer ailleurs, soit dans l'air, soit dans l'eau.
Il existe donc plusieurs types de pompes à chaleur : les pompes AIR/AIR, AIR/EAU, EAU/AIR, EAU/EAU.
La pompe à chaleur travaille sur le même principe que le réfrigérateur mais produit l'effet inverse. Le système thermodynamique du réfrigérateur puise la chaleur à l'intérieur de celui-ci, ce qui abaisse la température. La chaleur est refoulée à l'extérieur, c'est-à-dire dans la cuisine. La pompe à chaleur quant à elle, puise la chaleur dans l'air, l'eau ou le sol à l'extérieur et la restitue à l'intérieur de votre logement pour en assurer le chauffage.
C'est une machine thermodynamique constituée d'un circuit fermé et étanche dans lequel circule un fluide frigorigène à l'état liquide ou gazeux selon les organes qu'il traverse. Ces organes sont au nombre de 4 : l'évaporateur, le compresseur, le condenseur et le détendeur.
Pour fonctionner, le compresseur de la pompe à chaleur géothermique doit être entraîné par un moteur électrique.
L'électricité consommée est cependant bien utilisée puisque pour 1 kWh consommé, la maison reçoit l'équivalent de 3 à 7 kWh de chaleur (soit jusqu'à 80 % d'économie d'énergie théorique).
Pour ce qui concerne les pompes à chaleur EAU/EAU, qui fonctionnent très bien, il y a des règles à respecter formellement sous peine de pertes.
Il existe deux types de pompes. Celles qui vont puiser les calories dans la terre (grâce à un genre de serpentin) et celles qui vont puiser les calories dans un puits ou une nappe phréatique.
Premier cas : le serpentin
Vous devez savoir avant d'acheter, et malheureusement les commerciaux se gardent bien de vous le dire, que :
- La surface nécessaire à la pose du serpentin sur le terrain doit être au minimum égale à 2 times la surface à chauffer.
- Interdiction formelle de planter des arbres ou arbustes sur la totalité du terrain où se trouve le serpentin (normal à cause des racines pouvant endommager le circuit).
- Mais, et c'est là que bon nombre de clients se font avoir... Pour un rendement correct au fil des ans, il est vivement conseillé de changer le serpentin de place tous les 7 ans, et ceci n'est jamais dit.
Explication :
Pour ce type de pompe dite sol/sol ou détente directe, les calories sont donc puisées dans la terre par le "serpentin". Au début, tout va bien, la pompe affiche bien son COP de 3 ou 4. Mais au fil des ans, et cela va vite, la terre perd, à force, son pouvoir calorifique. Aussi, les constructeurs préconisent-ils de changer le serpentin de place tous les 7 ans afin de conserver le COP (normal puisque si la pompe à chaleur au bout de 6 ou 7 ans n'a plus un COP de 3 ou 4 mais simplement de 1.5, la rentabilité n'est plus au rendez-vous). Et cela, les commerciaux ne vous en parlent jamais.
Forcément. Accepteriez-vous de débourser tous les 7 ans une fortune pour déplacer l'ensemble du serpentin, sous réserve bien évidemment que vous ayez la surface nécessaire au niveau du terrain ?
Second cas : les puits
Il ne faut pas un puits, mais deux : un puits d'aspiration et un puits de refoulement.
Et ce n'est pas tout. Il faut que le puits d'aspiration puisse subvenir au besoin de la pompe. En clair, il faut que ce puits soit constamment alimenté en eau, donc, que l'eau soit en permanence renouvelée naturellement.
Normal, puisque si vous prélevez des calories dans une eau, au bout de peu de temps, l'eau sera de plus en plus froide et donc votre pompe à chaleur ne servira plus à grand-visage. Le puits de refoulement sert à restituer l'eau que la pompe a prélevée dans le puits d'aspiration. Malheureusement, ceci n'est pas dit non plus dans les démarches commerciales.
Troisième cas : les nappes phréatiques
Là, pas de problème, sous réserve que la pompe aille puiser directement dedans et aille rejeter dans un puits.
Les buts, les aides
On le comprend bien, le but de ces nouvelles énergies est d'une part d'obtenir de la chaleur sans produire de pollution, d'autre part de produire de la chaleur à moindre coût.
Dans cette optique, les pouvoirs publics financent à concurrence de 40 % une installation de chauffage de ce type. Et suivant les départements, d'autres financements sont possibles, réduisant d'autant les coûts d'installation. Il suffit de vous renseigner auprès de votre conseil régional.
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